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Ils s’émerveillent de la lumière<br/> Depuis quelques années, les «peintres des Batignolles», comme on les appelle alors, sont de moins en moins souvent autorisés à exposer au Salon. Ils sont refusés. Et ils savent bien pourquoi.
Le jury du Salon veut une peinture lisse, sage et soignée, comme on l’enseigne alors, à l’Ecole des beaux-arts. Il choisit les tableaux représentants des scène de la mythologie, de l’Antiquité ou de la Bible. Il accepte aussi les paysages, les portraits, mais peints de couleurs sombres, sans contrastes.
Les peintres des Batignolles, au contraire, s’émerveillent de la lumière, des couleurs de la nature: les reflets sans cesse changeants de la mer, de l’eau des rivière, des arbres.
Tout ce qui bouge, tout ce qui est fugitif les intéresse: les fumées des premiers trains, les brouillards, la neige, les passants dans la rue, les danseurs du dimanche.
Pour e rien perdre de ce qu’ils ont ressenti dans la nature, ils peignent en plein air et non plus en atelier, comme on le fait toujours à l’époque, même pour les paysages.
Pour mieux peindre les effets de la lumière, ils posent leur peinture sur la toile, par petites touches, sans mélanger les couleurs. Et lis abandonnent les tons sombres. Certains n’utilisent même plus le noire, «ce superbe jus de pruneau», comme dit l’un d’eux.
Les peintres des Batignolles décident d’être indépendants. Puisque le Salon ne veut pas d’eux, ils vont organiser, eux-mêmes, une exposition. Pour eux, c’est un peu la dernière chance.
L’exposition a lieu en 1874 dans l’atelier du photographe Nadar. Elle fait scandale. On reproche aux trente peintres qui exposent de ne pas savoir dessiner. On les traite de fous. On parle de peinture vulgaire, pas finie, sans queue ni tête. On compare leur peinture à des éclaboussures